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La lettre K avec sa partie inférieure entrecoupée d'un trait oblique, dite «K barré», est une lettre aujourd'hui mystérieuse alors qu'elle a fait partie de nos alphabets durant des siècles. Elle servait en effet d'abréviation pour les mots latins très fréquents dans certains documents d'archives : karta , une charte, un document, ou kalendas , un calendrier.
C'est dans la transcription de noms bretons qu'elle a longtemps survécu, abrégeant le mot ou préfixe ker , qui signifie lieu habité, hameau. On le trouve dans d'innombrables noms de lieux ou de personnes.
Mais l’unification typographique dans le domaine de l'administration en France a progressivement relégué puis interdit le K barré !
Pourtant, il revient en faveur de nos jours : des artistes comme le chanteur Dom Duff ou le réalisateur Gustave Kervern (qui signe «K/vern») cherchent à l'imposer jusque sur leur carte d'identité. Le K barré devient alors un marqueur identitaire au même titre que le «n tilde», qui a tant fait débat dans le prénom Fañch, avec un combat très médiatisé.
Ce petit précis par deux passionnés de la langue, en France et en Bretagne, fait un point érudit et malicieux sur la question du K barré et ses implications inattendues dans notre quotidien.
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